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15/12/2017

Débat budgétaire sur la politique de l'environnement - aux 19 abstentionnistes qui ont préféré se défiler …

On me reproche à demi-mots de ne pas développer une politique environnementale assez ambitieuse, à la hauteur des urgences climatiques et sanitaires auxquelles notre canton doit faire face. Permettez-moi de vous détromper en évoquant par exemple le programme GEothermie 2020, conduit par mon département, qui avance avec une rapidité insoupçonnée à l'origine. Après la phase de prospection qui a permis de confirmer le potentiel de notre sous-sol, un premier forage à 650 mètres de profondeur est en cours. Ce programme permettra à terme de se passer quasiment d'énergie fossile pour le chauffage et l'eau chaude, tout en contribuant à l'assainissement de l'air par la suppression des chaudières.

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C'est toutefois dans le domaine de la qualité de l'air que ma politique est objectivement plus ambitieuse et efficace que celle de mes prédécesseurs. La principale source de pollution au niveau local étant le secteur des transports qui génère à lui seul près de deux tiers des émissions totales d’oxydes d’azote (NOx) et plus de la moitié des émissions totales de particules fines (PM10), il m'est apparu nécessaire et crucial d'engager des efforts supplémentaires pour réduire à la source la pollution provenant des principaux émetteurs du secteur des transports, trafic automobile compris.

En effet, convaincu que la réduction des émissions dues au secteur des transports passe par la répartition des efforts entre l'ensemble de ses acteurs, ainsi que par le développement de nouveaux modes de mobilité pour répondre aux besoins d'usagers de plus en plus « multimodaux », j'ai initié et réalisé divers projets novateurs, avec comme base de travail trois documents fondateurs, eux-mêmes totalement innovants, à savoir :

  1. la Stratégie de la protection de l'air 2030, document inédit en Suisse, qui a été adoptée par le Conseil d'Etat le 16 décembre 2015;
  2. la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE ; H 1 21), largement adoptée le 5 juin 2016 par les Genevois;
  3. la Stratégie de l'électromobilité 2030, adoptée par le Conseil d'Etat le 28 juin 2017.

En sus des actions susmentionnées, qui ciblent les émissions du secteur des transports, les installations de chauffage, dont les émissions de NOx sont estimées à près de 20% des émissions locales, font l'objet d'un contrôle et d'un suivi intensifiés par mon département depuis quatre ans. Cet effort a donné lieu à un assainissement de plus de 6'000 chaudières, ce qui représente le quart du parc genevois.

La pollution de l’air étant le résultat d’une multitude de sources d’émissions locales ou régionales (Grand Genève), elle ne peut être réduite de manière notable qu’à moyen, voire long terme. Néanmoins, je suis en mesure de vous informer que les différentes actions et projets réalisés ces dernières années par mon département ont permis en 2016 :

  • une baisse d'environ 5%, par rapport à l'année 2010 des émissions de NOx et des PM10 dues au trafic des voitures de tourisme;
  • le respect des exigences fédérales en vigueur s'agissant des concentrations maximales admises dans l'air des NOx et PM10.

Cette évolution positive m'encourage à poursuivre les efforts afin d’améliorer la qualité de l’air que nous respirons et à continuer d’explorer de nouvelles pistes d’améliorations en associant, à chaque fois, les acteurs concernés (communes, entreprises, associations, etc.).

Mon action ne s'est toutefois pas limitée à la protection de l'air. Je vous donnerai ainsi encore quatre exemples marquant dans d'autres domaines faisant partie de la sphère de responsabilité de la direction générale de l'environnement :

  1. La collecte des déchets de cuisine tout d'abord, avec l'opération "La P'tite poubelle verte", menée main dans la main avec l'ensemble des communes et qui, avec la fin des tolérances communales pour les déchets des entreprises, doit nous permettre d'atteindre ce fameux 50% de recyclage des déchets urbains que nous visons depuis tant d'années;
  2. Le wagon de chlore ensuite, qui traverse Genève quotidiennement. La mobilisation par Genève des cantons de Vaud et du Valais a permis de mettre la pression sur Berne avec au final la signature de la déclaration conjointe II par les CFF, l'OFEV, l'OFT, Scienceindustries et les propriétaires de wagons-citernes;
  3. Le danger représenté par les substances dangereuses lors des travaux de démolition ou de transformation des bâtiments a pour sa part fait l'objet de la grande campagne "Travaux sans dangers" destinée aux milieux concernés, propriétaires, régies, entreprises du bâtiment, ouvriers, bricoleurs, etc;
  4. Et finalement Genie.ch, premier et unique réseau social suisse d'entreprises destiné à la promotion et à la mise en œuvre de l'écologie industrielle.

Avec tout mon respect aux 60 députés qui m'ont suivi et ont validé ce jour les efforts de mon département en matière d'environnement.

Luc Barthassat

 

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23/05/2017

Tarifs UNIRESO et développement de l'offre des transports publics : l'heure de la responsabilité et de l'action.

Le vote de dimanche fut clair, une petite majorité des genevois a refusé un ajustement des tarifs TPG. Cette votation nous rappelle que les temps sont durs pour passablement de foyers et de familles et que les budgets sont serrés à la fin du mois. J'aimerai aussi souligner que 46.52 % de la population était néanmoins prête à faire le pas. Aussi, j'aimerai vous remercier toutes et tous pour vous être exprimés dans les urnes.

En tant que responsable politique, mon rôle est maintenant de trouver des solutions. Il y a ceux qui allument les feux, ceux qui doivent les éteindre et ceux qui ont à reconstruire sur les cendres. Pour de nombreux dossiers que j'ai repris au début de cette législature, je me situe dans cette dernière catégorie.

Il faut donc aller de l'avant, trouver des solutions. Car derrière les batailles politiques des partis, mon objectif a toujours été le même : développer le réseau de transports public.

Quand les budgets manquent, il n'y pas de miracle il faut trouver des solutions… et je refuse par exemple qu'elles soient faites sur le dos des chauffeurs de bus et de trams qui font un travail intense dans un environnement où le respect entre usagers doit augmenter……

En ce qui me concerne, j'ai le devoir de me mettre face à vous, pour répondre à vos questions:

 

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Pourquoi diminuer les cadences du Tram 12,  entre 9h00 et 16h00, entre l'arrêt Augustin et le Rondeau de Carouge ?

Présentée à la page 25 de la brochure de votation, cette mesure d'économie est  nécessaire à plus d'un titre, car toute simplement, pendant les heures creuses, sur le tronçon Bel-Air / Rondeau de Carouge, la ligne 12 circule toutes les 5-6', et la ligne 18 toutes les 12'. Cumulées, cela représente un tram chaque 4 minutes. De plus, le taux d'occupation moyens des rames est 2 fois moins important sur cette section que sur la section Bel Air – Rive.

Avec le nouveau dispositif annoncé, c'est un tram chaque 6 minutes qui desservira la liaison Carouge – Bel Air.

Aujourd'hui, c'est le tronçon qui comporte le plus d'offres de tramway de tout le réseau TPG, plus fréquentées que les tronçons de la Servette, de Coutance ou des Rues basses, où la fréquence est moins importante.

Cette réduction d'offres entre les Augustins et le Rondeau de Carouge apporte ainsi une cohérence en matière de fréquentation sur le réseau.

Pourquoi faire ce choix changement maintenant ?

Maintenant que les résultats de votation sont tombés, il n'y a aucune raison d'attendre plus longtemps.

Par ailleurs, suite à une séance que j'ai tenu à mener le jour de la votation avec les TPG et la communauté tarifaire UNIRESO, nous allons travailler rapidement sur 3 axes qui nous permettrons de dégager des économies et des recettes supplémentaires :

1) L'acquisition de nouveaux clients

2) L'augmentation de la vitesse commerciale

3) Mesures d'économies programmées depuis longtemps, selon le contrat de Prestations des TPG.

Ces efforts sont indispensables, pour pouvoir payer la factures de 4,5 millions que les opérateurs vont adresser à l'Etat pour compenser le manque à gagner induit par la non application de la hausse fédérale de 3% appliquée dès le 1er janvier 2017.

Contrairement à ce que quelques mauvaises langues politiques voudraient faire croire, il n'est aucunement de mon intention de punir les votants. Je fais mon travail de Conseiller d'Etat conformément au mandat qui m'a été confié. Mes équipes planifient des prestations de transport, j'ai le devoir de les mettre en œuvre, dans les limites des budgets alloués.

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09/03/2016

Stationnement des deux-roues motorisés sur le canton de Genève - extrait point presse du Conseil d'Etat de ce jour

Le Conseil d'Etat a transmis au Grand Conseil deux rapports sur des motions demandant davantage de places de stationnement gratuites pour les deux-roues motorisés (M 2143) et une tolérance pour le stationnement des deux-roues motorisés lorsqu'ils sont parqués sur les cases pour les vélos (M 2039).

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Le Conseil d'Etat relève qu'entre 2014 et 2015, un total de 827 places ont pu être créées, soit 571 en surface et 256 dans des parkings. Les nouvelles places situées en surface ont été réalisées sans suppression de places de voiture et sont mises à disposition à titre gratuit, en conformité avec la pratique actuelle pour les places situées dans la rue.

Par ailleurs, s'agissant du contrôle du stationnement en Ville de Genève, une directive annexée au contrat de prestations passé avec la Fondation des parkings précise les circonstances conduisant à une verbalisation, notamment l'obstruction au passage d'une poussette ou d'une personne à mobilité réduite. Dans ce contexte, le parcage sur un emplacement plus facilement destiné aux cycles ne fait pas l'objet de sanction.

Enfin, ces rapports rappellent la prise en compte des deux-roues motorisés dans les actions du département de l'environnement, des transports et de l'agriculture, que ce soit à travers les planifications directrices (plan directeur du stationnement et son plan d'action) ou dans la loi « Pour une mobilité cohérente et équilibrée », du 4 décembre 2015 (L 11769).

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